 Nini 2 (bis)
De la répétition dans l'approche du fessier féminin
et de ses incidences en terme de lassitude
Je vous le dis de suite, j'ai voté pour Elisa.
Nini-Sarah a fait péter le compteur ; elle triomphe sur ses acquis et j'en suis triste. Comment autant de mecs peuvent-ils se pignoler aussi facilement sur son petit cul devenu commun?
- A-t-elle la saveur d'un Margaux Château Giscours?
(non, la mollesse d'un cheeseburger rassis arrosé de bière tiède)
- A-t-elle le leste et le maintien d'Anna Shygulla dans un film de Fassbinder?
(non, juste la conviction d'être une jeune vipère insatiable de reconnaissance)
- A-t-elle l'étrave de la Pinta, de la Santa María ou de la Niña?
(non, rien que la prétention et l'ingratitude d'une p'tite à nique)
Comment donc peut-elle jeter sa mouille (de crotale) aux yeux avec tant d'aisance, me direz-vous? Simplement en répondant à la norme actuelle qui veut que le cul soit quelconque mais bien présenté. Qu'il soit aussi insipide et frustrant que la télévision du samedi soir. Bouffez, je vous dis!
Vous l'avez compris, ce millénaire doit défendre les vraies valeurs de la fesse, celle qui relève du plaisir total, celle qui donne lumière et musique, couleur et forme, la fesse où le moindre détail fait sens et sueur, celle dans laquelle on s'immerge tout entier sans peur de ses odeurs (cf. Elisa). Nini, elle, n'a plus d'odeur si ce n'est celle d'une demi-mondaine jeune et polie qui passe son temps à se justifier devant son miroir. Miroir, miroir...
J'entends déjà les commentaires et invectives des votants et j'y réponds sans coup férir :
"Après des mots comme vieux con, pédale, mes oreilles se transformèrent en feuilles de choux", dixit S. Gainsbourg.
De plus, fervent partisan du non-cumul des mandats pour les blaireaux inconséquents que nous élisons régulièrement, vous comprendrez que je ne pourrai abonder dans le sens giratoire des électeurs du Grand Fessier pour une troisième fois.
- Merde alors, vous l'avez bien regardée la paire de fesses d'Elisa*, pour laquelle j'ai fait pleurer mon membre à chaudes gouttes? Vous avez vu cette rondeur, cette blancheur… et cette torpeur qui vous remue les camionnettes à spermato-solides? Et le filigrane laissé sur sa peau par l'élastique de sa culotte, ça ne vous fait pas rosir et gonfler le gland?
Sortons des sentiers battus et des chattes rebattues! Quittons le catalogue des 3 Cuisses et ses culottes en carton galvanisé! (pour celles que ça intéresse, les godes sont en vente à la page 929 et sont bien sûr réservés [cf. la photo pour le modèle doré] aux oreilles!
Halte à la fourberie et au mensonge! Votez pour les fesses qui s'offrent et non pour celles qui attendent, comme Nini, qu'on leur dise : " Putain, t'as une belle bagnole dis donc ".
Ceci dit et par une compassion naturelle aux hommes de bonne volonté, je caresserais bien le minou de Nini dans le sens du poil pour le lui remonter par derrière, à force de m'y frotter, et obtenir ainsi une conjugaison définitive de ses attraits polissons.
* Les fesses d'Elisa ne sont entrées en compétition que le 15 janvier, ce qui explique son score relativement faible par rapport aux fesses de tête (NDLR).
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 Erik
Voilà, j'y suis. Je suis là, devant cette rondeur. C'est pas le première fois que je m'y arrête. A plusieurs reprises, depuis quelques jours, je coince.
Pourquoi? Qu'est-ce que c'est?
Je passe, je vais voir les autres, j'éteinds. Je rallume, j'attends. Je passe, vite, moins vite, je reviens, m'attarde, espérant... Erik...
Rien ne vient...
On m'avait dit :
- Ouais, ce serait cool qu'une gonzesse chronique un cul de mec!!! La parité au pays des paires! Faut la mettre en oeuvre! Parce que si c'est pas nous qui le faisons...
Alors, oui! J'étais joiasse!
Faire la pendante de Joël, accompagner et côtoyer de si près cette plume puissante que l'on devine virile et pourtant si tendre! J'étais joiasse.
Faire la fille, libre de bavasser sur un cul de mec, des pages de lignes blanches pour balancer, reluquer, tâter, retourner, explorer, flatter, caresser voir fesser un cul de mec, LA CHANCE!
Et puis voilà, rien ne vient!
Parce que cette paire, justement, parlons-en :
Où se trouve mon problème, ma réticence? D'où vient la petite voix qui me glousse derrière l'oreille?
Glousse, glousse!
Cette rondeur presque parfaite, cette cambrure artificielle si typique, cette couleur, chaude, douce, cet angle, à la fois pudique et sensuel mais si frustrant, ça a quelque chose de si féminin, c'est pas juste. Pas un petit muscle, pas l'ombre, et j'ai l'impression qu'il manque quelque chose...
Pourtant l'avance confortable du jeune homme au sein de ses pairs semble exclure toute embrouille. D'ailleurs, qui sont-ce, les ceux-ce qui élisent les culs de mecs? C'est quoi la part homme-femme la-dedans? Elle est où, ma parité? Faut que je demande au Stéph.
Parce que, attention, faut que vous soyez tous d'accord les mecs, pour qu'une nana parle de vos fesses!
Je suppute que d'aucuns auraient un oeil roucoulant vers une plume plus masculine. Alors, mes trésors, que l'ambiguïté de mon nom fasse courir votre imagination!
LES POILS!! Voilà, c'est ça qu'inconsciemment je cherchais à tout va! Où sont les poils? Qu'est-ce qu'un cul de mec sans un poil? Un seul tout petit poil!
Je parle pas des poils du cul de Patrick, encore moins de celui de Sylvain. Mais là, non, tout de même, même pas ce joli duvet cotonneux qui prolongerait joliment l'intérieur de la cuisse pour doucement s'éteindre! Je crois que j'en ai moi-même plus.
Voilà, je n'ai plus qu'une chose à dire, un conseil, et ne croyez pas que je sois une adepte du paillasson, mais parait qu'on a découvert des cellules souches qui permettraient aux chauves de ne plus l'être.
Fred
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