 Michelle
I n - c o n - t e s t a b l e m e n t belle !
Belle, forcément belle, cette Michelle.
Ma soeur aussi s'appelle Michèle mais elle n'a rien à voir avec la chanson des Beatles ; et pour cause elle ne connaît que l'hiver, poule.
Oui, cette Michelle appelle l'offense c'est sûr.
La posture est classique, certes, mais le galbe et le maintien sont
exemplaires de ce qu'on pourrait qualifier de jardin à la française.
On sait où l'on va, pas comme les labyrinthes anglais
dont on ressort systématiquement gelé, à la Shining.
Le sillon fessier est provocant mais non vulgaire; l'orifice est clair et ne semble pas avoir subi d'outrage particulièrement
dégradant; on devine une hygiène intime attentive et méticuleusement
orchestrée.
Ces caractéristiques attestent de la relation privilégiée qu'entretient la propriétaire avec d'éventuels locataires.
Tout cela me paraît affirmer une dimension sociale, une "fessitude" tout à
fait contemporaine et progressiste.
Michelle a une vocation culturelle, c'est manifeste; je propose le plus
officiellement du monde qu'elle figure en bonne place à l'Exposition
Universelle d'Hannover (du 1er juin au 31 octobre 2000) où 40 millions de
visiteurs sont attendus. Il faut démocratiser l'accès à la cul-ture, bon Dieu !
- Est-elle blonde ou brune, me direz-vous ?
Qu'importe la couleur, c'est la profondeur du mystère qui attise le corps et
nourrit l'esprit de ses odeurs.
- Préfère-t-elle tel ou tel mouvement pour une mise en valeur optimale de
ses atouts ?
Allons monsieur, vous vous laissez aller. Un peu de retenue je vous prie.
C'est à de jolies fesses que vous vous adressez et non à la croupe
animalière d'une bavaroise impure pleine jusqu'au croupion, que dis-je,
jusqu'à la tranchée.
Je vous parle d'assauts de la beauté et vous me répondez Verdun !
Allons sortez, quittez immédiatement cette page.
(Allez, casse-toi avec ton SSB*)
Ceci dit, la belle Michelle est élue le cul du mois avec 75 voix et ça en
fait des langues...
note : * SSB = sourire de sale batard
Signé un admirateur du web dans ces conditions.
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 Sören
Le privilège qui m'est accordé de connaître personnellement le lauréat mas-cul-in de ce mois de février 2000 précoce jusque dans sa fin (je parle de février), ne va pas forcément me faciliter la tâche pour la rédaction de cet éloge funeste (et funeste il sera). Pas besoin d'imagination, j'ai le réel à ma portée. Mais le réel n'a rien de lyrique et il se livrera sous vos yeux ébahis dans toute sa crudité. Et ce n'est pas des salades.
Bon.
Précisons tout d'abord un point : ce Sören-là, bien entendu, n'a rien à voir avec Kierkegaard, dont l'illustre derrière est dorénavant plus efflanqué que celui présenté ci-dessus.
Bien.
Venons-en maintenant à la question qui brûle toutes les lèvres (sauf celles de sa compagne) : à quoi ressemble donc ce Sören? Eh bien, je pense qu'en regardant avec insistance les fesses ci-dessus exposées, vous obtiendrez une assez bonne représentation de son visage. Oui, c'est bien cela : sa face et ses fesses se ressemblent étrangement, surtout quand il sourit.
D'autre part, j'ai l'honneur de savoir également en quelles circonstances cette photo a été réalisée.
Confortablement installés devant l'écran de votre ordinateur, vous vous sentez malgré vous envahis par l'impalpable sérénité de cette scène, qui évoque l'abandon que connaît le commun fornicateur à l'heure d'un post-coïtum laissant de part et d'autre d'un lit à la draperie vallonnée deux amants épuisés et heureux.
Mais il n'était pas question de cela ici. Qui donc alors aurait pris cette photo?
On pourrait tout aussi bien avancer, toujours dans l'hypothèse d'une partie de trou-madame récente, que l'âme du corps ainsi allongé est en proie aux affres de ce que l'on nomme communément et fort justement la Petite Mort, qui s'infuse au lâcher des dernières goutelettes, poussant l'être déchiré à se recroqueviller dans une illusoire posture de protection.
Mais ce n'était pas cela.
Peut-être aussi cet homme allongé là nous offre-t-il le spectacle de ses fesses par pudeur, eh oui, dans un troublant paradoxe qui le conduirait à préférer cacher les larmes qu'il verse pour conjurer la honte qu'il a ressenti à se savoir une fois de plus éjaculateur précoce.
Cependant, car il s'agit ici d'une photo renseignée, la réalité était tout autre et aucune conjecture ne la vaudra jamais dans le domaine du tangible. Car il se trouve que la pose et le dénuement de notre bonhomme, sur le dos duquel vous projetez, par un égotisme dévorant, la quintessence de vos pensées les plus intimes, révèlent leur explication dans cette tentative de trouver un soulagement aux souffrances non pas morales, mais bien physiques que lui faisait endurer le plus inavouable des maux : les hémorroïdes.
Il s'agissait même, puisque la réalité nous soutient, d'hémorroïdes dramatiquement turgescentes ; et l'on comprend soudain la raison d'être de ce drap rouge, en apparence poétiquement disposé dans un soucis d'équilibre de l'image, en réalité ne servant qu'à emballer ce que la nature avait décidé de faire dépasser au mépris des incommodités qu'elle susciterait.
Pour explorer plus avant ce drame de l'existence qui pourra laisser indifférent, comme souvent, ou émouvoir aux larmes, mais ce n'est pas plus glorieux, j'ajouterai simplement que la veille au soir, alors qu'il chevauchait candidement sa bicyclette - mais loin de moi l'idée de faire de la démagogie ou de suggérer l'idée d'un martyr de l'ère des moyens de locomotion - chevauchant donc son humble vélo, vêtu d'un simple short et négligeant comme toujours le port du slip pourtant si salvateur en d'innombrables circonstances, le pauvre Sören n'a pu que se débattre et hurler sa douleur au monde entier lorsque son excroissance hémorroïdale s'est prise dans les rouages de son dérailleur à dix vitesses.
On souffre autour de nous, mais tout le monde s'en fout.
Les fesses aussi connaissent leurs drames.
PS : Pardon, Sören, mais je ne savais vraiment pas quoi raconter à propos de tes fesses. Mais comme tu ne sais pas lire le français, je suis tranquille. Sauf si quelqu'un cafte...
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